Jean-Luc Mélenchon et les "talibans professionnels"

Publié le par One Slap A Post

L’on connaissait le peu de sympathie que porte la garde rapprochée du Chef de l’Etat à une certaine profession journalistique. Il semble que l’épidémie d’antipathie ait gagné une certaine frange de l’opposition…. En témoigne la verve de Monsieur Mélenchon. Cela ne vous aura pas échappé : ses foudres se sont abattues sur un étudiant en journalisme de Sciences Pô.

 

Outre les petites formules croustillantes qui ont mis la toile en ébullition, et la violence du propos ; c’est cette systématique prise à parti des journalistes qui nous interroge. Slap slap slap, les fessées pleuvent sur les postérieurs.

 

Ils l’ont cherché diront certains. Et ils n’auront pas complètement tort. Manque de vérification des sources (on se souvient de la bourde de cette chaine sud américaine qui diffusait en boucle, et en exclusivité, ce qu’elle prenait pour les images du crash du vol Rio-Paris,  alors qu’il s’agissait d’images tirées de la série de SF Lost) et manque d’investigation, forte appétence pour la vie privée (ils suivent le chemin tracé par les politiques me direz-vous…), l’anecdote (et la traque de la petite phrase), au détriment de la réflexion de fond……Le quatrième pouvoir se repose parfois sur ses lauriers.

Au-delà de la polémique et des sourires, au-delà du relativisme qu’impose le personnage Mélenchon, ne faut-il pas s’inquiéter de voir cette tendance du politique à refuser la mise en question, l’avis divergent, l’analyse, la critique…. Est-ce contre les mauvaises pratiques journalistiques que s’insurgent nos représentants ou bien contre la nature même du journalisme ?

 

Car affirmer que c’est le principe démocratique qui se trouve écorné, n’est finalement pas si exagéré. En exigeant des intellectuels (primés) un « devoir de réserve », Eric Raoult ouvrait une nouvelle brèche, en préférant s’adresser, je cite, aux « talibans professionnels » (aux journalistes avérés, et non plus aux étudiants journalistes en puissance), Monsieur Mélenchon enfonce le clou.  Sans parler du Président, qui si on le laissait libre en aurait d’ores et déjà pendu certains haut et court.

 

Alors, journalistes, espèce en danger ?

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