The Colony, la slap d'un web social de l'apocalypse

Publié le par M.

Combien d’entre vous, amis planneurs, pubeux, CM, et autres communicants, digital natives ou pas, ont déjà entendu clients, prospects, annonceurs en tous genres, vous dire « moi je n’y comprends pas grand chose, mais une chose est sûre il nous faut un facebook et/ou un twitter, vous savez faire ?? »…. Et combien d’entre vous, ont parfois vainement, tenté de redoubler de pédagogie pour leur expliquer que non une Fan page FB n’est pas une stratégie digitale à elle seule….

Et bien il semble  que l’agence de la chaine de télé américaine, Discovery, y soit parvenue elle.  Et à deux reprises ! On se souvient de Frenzied water, qui en écho aux dents de la mer, vous avait fait voir la piscine de la maison famliale d’un autre œil…. Et bien The Colony va encore plus loin.

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Si Frenzied water relevait encore du gimmick Facebookien, amusant, The Colony fait passer le FB Connect du côté de l’expérience d’un web social d’un genre nouveau : un web social post apocalyptique. Il ne s’agit donc plus simplement de faire la promotion d’une nouvelle web téléréalité, mais bien de la faire vivre à des internautes friands de sensations fortes. Certains d’entre vous sont peut être un peu lassés de ce discours ambiant « il ne faut non plus raconter une histoire, mais la donner à vivre, et il n’y a que le web qui le permette »… Et pourtant il prend ici toute sa dimension. Car il se trouve que ça marche ! Une fois votre profil FB connecté, vous êtes projetés dans une expérience qui vous dépasse : voir les noms de vos camarades accolés à des commentaires flippants, et des vidéo ultra réalistes, finit par vous faire froid dans le dos.

Non seulement l’univers du programme télé prend vie, mais il vous prend au corps : car vous n’êtes pas seuls, c’est toute votre communauté qui souffre avec vous. Famille, amis proches, camarades Erasmus croisés au fin fond de la Slovénie, ou collaborateurs salués dans l’ascenseur : tout le monde se retrouve dans votre galère. La panique n’a plus de frontière, l’impuissance est palpable : on vous le redit, on vit l’expérience pleinement. Et c’est là qu’est toute la force de la claque : la télé réalité sort du cadre, et devient votre expérience.  Vous êtes alors pris d’une envie de compter les jours jusqu’au 27 juillet, non plus parce que c’est la dâte de vos vacances bien méritées, mais parce que vous mourrez (littéralement ?) d’envie de voir la réaction d’autres quidam eux aussi projetés dans un univers effrayant de réalisme.

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Alors voilà un case study lourd d’enseignements pour nos prospects un peu perdus, et peu réticents : un gadget un peu geek, un peu amusant, un peu viral, peut porter une stratégie de marque, si tant est que la partie digitale autour y est cohérente, bien pensée, centrale. Car toute digitale qu’elle soit, une stratégie est avant tout une stratégie de marque. Bâtie sur un constat et un insight forts, en l’occurrence : le besoin du téléspectateur de vivre avec les candidats, et non plus seulement de regarder vivre. Alors un Facebook connect prend tout son sens, et dépasse son simple statut de gadget, pour venir vous faire rosir les pommettes. Big Big slap on vous dit.

 

Pour aller plus loin : les best practices Facebook connect ici.

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