Les stars & la pub: attention à l’écœurement

Publié le par S.

19h55. TF1. Les publicités défilent et avec elles, toutes ces stars qui viennent nous vanter les mérites de multiples produits. Alerte: je suis à deux doigts du C.E.O.D, le "Celebrity Endorsement OverDose". Burp.

Ce n’est pas la méthode du "celebrity endorsement" en tant que telle qui me provoque la nausée. Ce procédé qui consiste à s’appuyer sur une célébrité pour porter le discours d’une marque, est ancien –prenons au hasard la pub avec Gainsbourg pour Konica, vieille de vingt-cinq ans.


 

Le celebrity endorsement peut même parfois être utilisé avec brio. Je ne résiste pas à l’envie de vous proposer un énième visionnage du magnifique spot d’Apple "Think Different", dans lequel la marque s’en réfère jusqu’à Einstein pour illustrer son positionnement.

 

 

Non, le problème n’est pas là. Il réside plutôt dans le fait qu’une astuce, si bonne soit elle, n’a d’impact que si elle est dégainée avec intelligence (sans dec’) et parcimonie. Oui, les stars dans la pub peuvent faire rêver consommateurs et annonceurs –surtout si l’on promet à ces derniers un "transfert de valeurs" depuis la célébrité vers la marque ou le produit promu. Mais bon sang de slap : STOP ! Depuis quelques mois, on ne compte plus les personnalités, mythiques ou pas, de seconde zone ou pas, égrenées le long des écrans publicitaires. Marilyn & Lenon pour vendre l’esprit "anti-retro" de la Citroën DS3, Laurent Baffie pour Numéricable (la marque nous dit d’ailleurs que son offre est parfaite pour télécharger des films… en toute légalité, ben voyons), Tony Parker et Thierry Henri pour les « webphone » de SFR, Cantona qui promeut la Laguna 3 de Renault

 

Donc : la prochaine marque qui nous colle une célébrité dans son spot a droit à une very bad slap à la hauteur de mon very bad trip. Non mais.

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